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Un sous-sol défavorable accentue le danger sismique |
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Les expériences tirées des violents séismes passés indiquent que les principaux dommages ne se sont pas forcément confinés à la proximité immédiate du foyer, mais qu'ils peuvent aussi survenir à grande distance. En 1985 à Mexico City et en 1989 à San Francisco, ils ont eu lieu à plusieurs centaines de kilomètres de l'épicentre. Dans les deux cas, un sous-sol très mou a provoqué une amplification des ondes sismiques et par conséquent une augmentation considérable des secousses telluriques. Ces effets sont particulièrement dévastateurs lorsque la fréquence d'oscillation dominante du terrain coïncide avec celle des bâtiments. Cette configuration peut être détectée par des investigations ciblées du sol de fondation, puis prise en compte lors de la conception et du dimensionnement des bâtiments. A Kobe, en 1995, des bâtiments construits sur un terrain mou se sont écroulés ou ont été gravement endommagés le long de rues entières, tandis que, quelques rues plus loin, les bâtiments construits exactement de la même manière, mais sur un sous-sol ferme, sont restés intacts. Si on avait tenu compte des différences entre les caractéristiques locales du terrain lors de la construction, l'on aurait déploré beaucoup moins de victimes et des dommages largement inférieurs. |
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