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dernière mise à jour: 16.10.2008

Vulnérabilité d'un ouvrage

La "vulnérabilité" d'un ouvrage aux séismes dépend de plusieurs facteurs. Par exemple, les constructions comprenant un rez-de-chaussée "flexible" sont particulièrement vulnérables. En simplifiant, on identifie un tel rez à la présence de locaux très vastes (par exemple dans les supermarchés ou les parkings). Pour pouvoir gagner ces espaces, on a remplacé des parois par des colonnes élancées, par comparaison avec les étages supérieurs. Si ces colonnes ne sont pas à même de résister aux forces sismiques, agissant principalement dans le plan horizontal, le bâtiment ploie sur les colonnes faibles comme sur des genoux chétifs.

Les bâtiments comprenant des parois porteuses en maçonnerie non armée sont généralement aussi très vulnérables, et par conséquent dangereux pour leurs usagers. La maçonnerie est certes un excellent matériau du point de vue de l'isolation et du confort, notamment, mais elle offre une sécurité parasismique douteuse lorsqu'elle n'est pas renforcée. C'est pourquoi il serait important d'insérer des refends courts en béton armé sur toute la hauteur de certains bâtiments en maçonnerie. La Suisse comporte de nombreuses constructions en maçonnerie potentiellement dangereuses qui devraient être vérifiées d'urgence et assainies si nécessaire pour répondre aux exigences de la sécurité parasismique.

Les ingénieurs civils et les architectes qui étudient systématiquement les risques sismiques encourus par les bâtiments appliquent une méthode développée récemment qui permet de procéder à une évaluation rapide et efficace. Elle tient compte de caractéristiques importantes du type de bâtiment concerné ainsi que de la structure porteuse, de la nature du sol et de l'aléa sismique (zone sismique). Les auteurs de cette analyse tiennent compte de divers facteurs cruciaux pour la vulnérabilité du bâtiment: norme de construction appliquée (âge), sol de fondation, type de fondation, conception dans le plan horizontal, type de raidissement et mise en oeuvre sur la hauteur du bâtiment, mode de construction et déformabilité plastique, rigidité des cloisons non porteuses et des éléments de façade par rapport à la structure porteuse, etc.